quelque chose qui m'échappe/ details of surreal
Un Eté, dans un magasin de pierres précieuses, j’ai découvert des morceaux d’Ambre brut qui ressemblaient alors à du bête plastique. J’ai demandé à un vendeur de quoi il s’agissait et c’est alors qu’il m’a montré ces mêmes morceaux, cette fois-ci taillés et lissés dans lesquels on pouvait alors apercevoir toute une multitude de nuances dorées, ainsi que des dizaines d’insectes de tailles et genres variés fossilisés en leurs seins.
J’ai passé du temps dans ce magasin à tous les regarder car je sentais que ces objets signifiaient quelque chose d’important pour moi; et j’ai compris que ce matériau magique, constitué d’insectes morts baignant dans un fluide précieux, représentait matériellement le mécanisme automatique par lequel j’opère lorsque je fais des images: tailler ce qui est brut, trouver de la beauté dans ce qui est laid ou quotidien, bercer le tout dans un univers fantastique qui enrobe tout, comme pour faire passer la pillule.
Lorsque dans les formes d’une journée, l’une d’entre elle m’attrape l’oeil, c’est comme pour me rappeler qu’un certain surréalisme n’est pas loin.
Tout peut se confondre, s’unir, et interagir simplement.
J’aime à me dire que les visages et les choses qui m’interpellent peuvent se rencontrer et s’imbriquer afin d’y retrouver vie.
© Zoé Gil
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